
Ce chapitre sur les dépendances s’adresse à toutes les personnes qui ont un comportement compulsif, quel qu’il soit : amour, sexe, alcool, drogue, jeux de hasard, jeux vidéos, télévision, sport, travail, nourriture, etc. J’utiliserai de manière récurrente le terme « consommation » pour parler du fait de s’adonner à sa dépendance.
Être abstinent ou ne pas être abstinent, telle est la question ! Il y a tout un débat d’idées actuellement sur l’abstinence totale ou la modération des consommations dans les groupes de soutien en dépendances. Moi, je pense que ça dépend beaucoup de l’individualité de chacun et du type de dépendance. Ce qui fonctionne avec l’un ne fonctionne pas nécessairement avec l’autre. Moi, j’ai choisi de m’offrir du temps, de la confiance et des moyens pour apprendre à modérer ma consommation et reprendre le contrôle de ma vie. Cela n’a pas fonctionné malgré mes efforts et ma détermination. Il a fallu que j’en vienne à un sevrage complet. Par contre, pour cesser du jour au lendemain une consommation, je suggère tout de même de bien préparer le terrain pour garantir votre bien-être et votre sécurité. Entourez-vous de gens de confiance, prévoyez des trucs prêts à servir. Préparez de petites douceurs pour vous récompenser.
Truc no 58 – Dissociation
Dans ma vie de fumeuse de cigarettes, j’ai un jour arrêté de fumer durant 4 mois. J’avais lu à l’époque un livre qui s’intitule : « Méthode simple pour en finir avec la cigarette » d’Allen Carr. Dans ce livre, l’auteur explique que la nicotine est comme un monstre que l’on nourrit avec la cigarette. Plus il mange, plus il vit et plus il a faim. L’idée est de ne pas nourrir le monstre. J’aime bien cette idée de dissociation. Nous ne sommes pas la dépendance. La dépendance est un comportement que l’on peut changer. En déshumanisant l’alcoolisme ou la toxicomanie, cela m’a permis de les rendre presque palpables. Il est en moi le monstre parce que j’accepte de le traîner avec moi. Je ne suis pas le monstre.
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